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LA 

CATHÉDRALE

 

DE XÉRÈZ

 

 

 

 

 

 

  

  

  

 

 

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INFORMATIONS

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La cathédrale de Xérèz Créé le 9 octobre 1264 lors de la conquête de la ville de Xérèz par les chrétiens, le chapitre collégial était déjà en exercice le 23 septembre 1265 lorsque le roi Alphonse X le Sage lui octroya le privilège d’une dotation. Il comptait un abbé et jusqu’à dix chanoines au fil du temps.

 

L’histoire locale mentionne, parmi les membres du chapitre, la présence d’un cardinal, de plusieurs évêques et de diverses autres personnalités renommées pour leur culture ou leurs activités charitables.

 

Le chapitre fut dissous le 26 mai 1984 par une bulle du pape Jean-Paul II et remplacé par un nouveau chapitre collégial constitué de douze chanoines qui se partagent les différentes fonctions qui incombent au chapitre.

 

Le 9 mai 1695, le chapitre collégial entreprit vaillamment l’édification d’une nouvelle cathédrale confiée, selon toute vraisemblance, au plus grand maître d’oeuvre de Xérès, Diego Moreno Meléndez (mort en 1700). L’entreprise se prolongea sur plus de huit décennies grâce au total investissement et à l’abnégation des chanoines, grâce aussi au soutien financier sur ses biens propres du Cardinal Ariasy et enfin grâce à l’aide substantielle du roi et du pape jusqu’à la consécration de l’édifice achevé le 6 décembre 1778, mais déjà pour partie ouvert au culte dès le 16 juin 1756. Les principaux réalisateurs des travaux furent les maîtres Ignacio Diaz de los Reyes (mort en 1748), Juan de Pina (mort en 1778) et Miguel de Olivares qui travailla sous la direction de Torcuato Cayon de la Vega.

 

Seul vestige de l’édifice antérieur détruit en 1695, la tour, indépendante du corps de bâtiment principal et constituée de deux parties : la partie inférieure, datant du XVème siècle, de style gothique- mudéjar ; la partie supérieure, réalisée au XVIIIème siècle par Juan de Pina. On voulait une église grande et belle, en harmonie avec celles qui existaient déjà dans la ville, comme Saint- Michel et Saint-Jacques, digne d’être un jour une cathédrale.

 

En 1580, puis en 1781 furent adressées à la Couronne des pétitions venues de Xérès pour que la ville soit constituée en un nouvel évêché. Mais ce n’est qu’en 1980 que ce souhait fut enfin exaucé.

 

Ainsi est né le diocèse d’Asidonia-Xérès. Pourquoi une telle dénomination? C’est l’un des noms les plus anciens de Medina-Sidonia, qui se réclamait de fondation phénicienne. Sidonia, nom dérivé de Sidon, la célèbre ville phénicienne.

 

Durant la domination arabe, il y eut une province appelée Sidonia dont la capitale se dénommait Medina Sidonia. Plus tard, c’est Saris Qerez qui devint capitale.

 

Du temps où Medina Sidonia était la capitale, existait un ancien évêché connu depuis l’époque des Wisigoths et des Arabes qui s’appelait Evêché Asidonien ; il disparut en 1146 lors de l’entrée des Almahades. Le Saint-Siège a maintenu ce titre aux évêques titulaires jusqu’à la création de l’actuel Evêché de Xérès.

 

L’évêché de Xérès, créé le 3 mars 1980 par une bulle du pape, s’intitule Diocèse d’Asidonia- Xérès pour rappeler de façon permanente cet ancien évêché dont la région faisait certainement partie. C’est un vaste temple baroque caractérisé dans son aspect extérieur par quelques éléments marquants, perceptibles à des centaines de mètres tels que l’énorme coupole du transept, la tour, le jeu des arcs-boutants et les riches façades baroques.

 

Mais, de plus, la décoration extérieure qui éclipse l’intérêt des façades constitue l’un des traits les plus remarquables de l’édifice. On compte trois façades, toutes ornées de colonnes corinthiennes et d’une profusion de bas-reliefs sculptés dans la pierre. De toute évidence, la plus spectaculaire est la façade principale qui semble soulevée par un mouvement ascendant et à laquelle on accède par des escaliers (redoute). Trois portes (en retrait) s’ouvrent sur cette façade, accompagnées d’autant d’oculus circulaires et d’un riche entrelacs de colonnes et d’éléments décoratifs baroques.

 

 L’intérieur de la cathédrale compte cinq nefs : une travée centrale flanquée de part et d’autre de deux travées d’ogives simples sur les bas-côtés et d’une grand richesse décorative dans la nef centrale -la Trinité de Bocanegra- et la croisée du transept, combinant des éléments du baroque du XVIIIème siècle et d’autres néoclassiques sous une structure proprement gothique qui, en dépit du mélange des styles, parvient à l’harmonie et à l’équilibre dans sa monumentalité.

 

À l’intérieur se détache la porte d’entrée de la sacristie, réalisée en pierre et en jaspe.

 

Construit sur un plan quadrangulaire, l’édifice comprend cinq travées séparées par de gros pilliers, plus une sixième, le transept. À l’intersection de la nef centrale et du transept s’élève l’élégante coupole octogonale qui laisse entrer le jour et éclaire la nef par un très large anneau ; ce dôme est couronné d’une petite coupole.

 

 

Sur les arêtes de l’octogone se dressent de belles statues de pierre, plus grandes que nature, qui représentent les saints docteurs de l’Église romaine. La hauteur des voûtes est de 20 m dans la nef centrale et le transept, de 13m dans les bas-côtés et de 8m dans les dernières travées qui, sans en être, ressemblent à des chapelles. Du sol de la cathédrale jusqu’au sommet du dôme, il y a 40 m de hauteur.

 

Le monument est entièrement en pierre, à l’exception des voûtes des travées latérales qui sont en briques filetées. La pierre, elle, provient toute de la Sierra San Cristobal.

 

Cette vaste et longue entreprise de construction fut financée en grande partie par les rois d’Espagne Charles II, Louis Ier et Charles III qui octroyèrent à sa réalisation une partie de la dîme tirée des vins récoltés dans la région. Les papes Innocent XIII et Benoît XIII apportèrent aussi leur tribut prélevé sur la “manne” provenant des messes.

 

   

 

 

 

 

 

 

 
   
   
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